Une nouvelle affaire de mort en couche d’une femme défraye en ce moment la chronique et secoue le milieu de la santé. Il s’agit cette fois d’une jeune parturiente.

La jeune dame a trouvé la mort le 5 avril dernier, au Centre hospitalier régional (CHR) d’Abobo, après avoir accouché dans les conditions difficiles au Centre Médical Christ Roi (CMCR), situé à Abobo Sagbé (Derrière Rail). Selon des autorités compétentes en charge de l’enquête, la défunte mère avait accouché péniblement dans ledit centre qui, en principe n’est pas autorisé de faire un quelconque accouchement.

En effet, dans sa vision d’avoir une Côte d’Ivoire où aucune femme ne meurt en donnant la vie, le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle (MSHPCMU) a assigné une mission principale au Programme National de la Santé de la Mère et de l’Enfant (PNSME), celle de la lutte contre les décès en couche, la justification et la dénonciation des décès évitables à l’effet de sanctionner les personnes de santé fautives.

Pour renforcer cette lutte contre la mortalité, néonatale et périnatale évitables, le ministère a pris, le 23 décembre 2020 l’arrêté N°316/MSHP/CAB. Cet arrêté largement diffusé dans les maternités et autres formations sanitaires privées de l’ensemble du territoire national, interdit aux établissements sanitaires privés qui ne disposent pas de blocs opératoires de pratiquer des accouchements.

Source: https://www.sante.gouv.ci/