La mutilation sexuelle féminine est une pratique traditionnelle néfaste qui implique l’ablation partielle ou totale de l’appareil génital féminin extérieur ou d’autres mutilations de l’organe génital féminin pour des raisons non médicales.
On estime que plus de 200 millions de filles et de femmes actuellement en vie ont subi des mutilations sexuelles dans les pays où cette pratique est concentrée. En outre, chaque année, on estime que 3 millions de filles risquent de subir de telles interventions, la majorité d’entre elles étant mutilées avant l’âge de 15 ans.
Les mutilations sexuelles féminines n’ont aucun effet bénéfique sur la santé. Elles peuvent entraîner des risques immédiats mais également des complications à long terme qui mettent en péril la santé physique, mentale et sexuelle et le bien-être des femmes.
Au plan international, cette pratique est reconnue comme une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes et comme une forme extrême de discrimination fondée sur le genre, reflet d’une inégalité entre les sexes profondément enracinée. Étant donné que ces mutilations sont pratiquées sur des fillettes sans leur consentement, il s’agit d’une violation des droits de l’enfant.
Les mutilations sexuelles féminines violent en outre le droit de tout être humain à la santé, à la sécurité et à l’intégrité physique, le droit de vivre à l’abri de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants ainsi que le droit à la vie lorsque ces pratiques conduisent au décès.
Dans le cadre des objectifs de développement durable, la communauté mondiale a fixé la cible de 2030 pour l’abandon de la pratique des mutilations sexuelles féminines.
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